Sadhora (Sadgora, Sadagora), judaïsme en Bucovine avec le rabbin Israël Friedman

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Autrefois, Sadhora (Sadagora, Sadgora, la montagne du jardin) est une petite bourgade de la Bucovine, qui fut autrefois presqu’exclusivement peuplée de juifs. Sadhora fut un shtetl juif, non seulement du point de vue de sa structure ethnique, mais également par son mode de vie. Sadhora fut construite en l’an 1770 au cours de la guerre russo-turque.

Après la signature d’un traité entre les communautés juives et le gouvernement autrichien, Sadhora devint l’une des 15 plus grandes communautés de la Bucovine. Chaque communauté avait droit à une synagogue, une mikva, yeshiva, une école enseignant le talmud et la torah et un cimetière.

 

La cour du tsaddik de Sadhora, qui vivait comme un prince du fait de son ascendance royale jusqu’au roi David, fut de tous temps l’une des plus riches du monde. Cette cour fut fondée par le rabbin Israël Friedman. Celui-ci naquit en 1796 à Roujin et était le fils aîné du rabbin Dov Ber de Mejiretch (Mejyrytchi, Mejiretch, Mejiritch). Fuyant les autorités russes, Israël Friedman se réfugia à Tchernivtsi chez le baron von Mustaza, qui l’autorisa à s’installer à Sadhora.

Petit à petit, l’influence et la réputation du rabbin Israël Friedman grandit tellement parmi les dynasties hassidiques du monde entier qu’on parla de Sadhora comme d’un « vatican hébraïque ». La dynastie des tsaddik de Roujine prospéra jusqu’au début de la première guerre mondiale. On peut visiter aujourd’hui à Sadhora les ruines des palais, la grande synagogue reconstruite ainsi que le cimetière juif où reposent Israël Friedman et son fils Avraam Yakub.
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