Crimée

La ville d’Yevpatoria (Eupatoria) se situe à l’ouest de la presqu’île de Crimée, et donne sur la baie Kalamitskaya. La mer et les plages de sable fin, son eau saline et sa boue aux propriétés thérapeutiques en ont fait l’une des villes thermales les plus connues – et fréquentées- de la Crimée.

Yevpatoria est une ville très populaire, et pas seulement pour sa longue histoire, qui a commencé il y a 2 600 ans. A cette époque, les Grecs fondèrent la colonie antique de « Kerkintis », dont on peut visiter les ruines aujourd’hui à l’ouest de la ville. Lorsque les troupes du Khan de Crimée s’empara de la région en 1275, une forteresse et un bourg moyenâgeux portant le nom de « Ketslev » furent construits sur les fondations de l’ancienne colonie. En se promenant dans le centre-ville, des vestiges de cette époque reculée sont encore visibles dans l’architecture.

Après l’annexion de la Crimée par la Russie, la ville fut rebaptisée, selon la mode de l’époque, avec un nom grec, « Yevpatoria », en l’honneur du roi de Pontos Mithridate IV Eupator (« le bien né »). Yevpatoria a toujours été une ville multiculturelle, où vivaient en harmonie Tatars, karaimes, juifs, Turcs, Russes et Arméniens.

A ne pas manquer à Yevpatorija, la mosquée « Djuma-Djami ». Celle-ci fut construite sur le modèle de la cathédrale Ste Sophie à Istanbul.)

A la tête des travaux, le célèbre architecte turc Sinan, à qui l’on doit plus de 300 magnifiques bâtiments à Istanbul, Edirne et d’autres villes du monde musulman. Le nom « Djuma-Djami » peut-être traduit par « la mosquée du vendredi ». Cette mosquée porte également un deuxième nom, celui-ci étroitement lié à son histoire. En effet, c’est ici que les prétendants au trône étaient officiellement intronisés Khans. La mosquée est donc également connue comme « la mosquée des Khans ».

A côté de la mosquée se trouve une khanqah, édifice religieux accueillant les sages musulmans de passage. Ces sages étaient des adeptes du soufisme, connus pour leur humilité et leur discipline. Au 18e siècle, il y avait plus d’une vingtaine de khanqah en Crimée. Aujourd’hui, on n’en trouve plus qu’une seule : celle d’Yevpatoria.

Vous pouvez continuer votre ballade à la découverte des édifices religieux d’Yevpatoria et vous rendre à l’église St Nicolas, située en centre-ville. Cette église fut construite peu après la fin de la guerre de Crimée pour commémorer la libération de la ville en 1856 des troupes franco-turco-anglaises.

A Yevpatoria se trouvent également deux kenessas, lieux de culte des karaïmes. Les karaïmes sont un peuple turcophone établi depuis le 14e siècle dans la ville troglodyte de Çufut Qale dans les environs de Bakhtchissaraï. Au 18e siècle, les karaïmes quittèrent les hauts plateaux et allèrent s’installer dans différentes villes de Crimée. La communauté la plus importante se trouva être alors celle de Yevpatoria, ce qui explique la construction de nombreuses kenassas de taille variable. Beaucoup de karaïmes moururent pendant les deux guerres mondiales, et leurs centres religieuxattirèrent de moins en moins de monde. Aujourd’hui, il y a moins d’un millier de karaïmes dans toute la Crimée. Bien que les karaïmes soient d’après leurs traditions, leur langue et leurs mœurs un peuple turcophone, ceux-ci sont par le karaïsme reliés au judaïsme. La particularité des karaïtes est qu’ils ne reconnaissent pas le Talmud, et considèrent la Thora, c’est-à-dire les cinq livres de Moïse, comme étant le seul et unique fondement de leur religion.

La proximité des lieux de culte de différentes confessions à Yevpatoria, de la mosquée, synagogue, ainsi que des églises orthodoxe et arménienne a valu à ce quartier le surnom de « petite Jérusalem ».

D’Yevpatoria, il est très facile d’organiser une excursion à Tarkhankout. Tarkhankout est une presqu’île située à l’ouest de la Crimée. Sa nature magnifique ne laisse personne indifférent. Vous pourrez visiter des grottes sous-marines, admirer les sortes de figurines nées de l’érosion, les plages de sable blanc et les baies bleu azur. Tarkhankout, interdite d’accès pendant la période soviétique est aujourd’hui un paradis pour les baigneurs, surfeurs et plongeurs.

Les emblèmes de la presqu’île sont deux caps : le Petit et le Grand Atlech. Leurs falaises pittoresques ont servi de décor à de nombreux films soviétiques à succès (« L’Homme-amphibien », «  Les pirates du 20e siècle »). Les falaises s’élèvent jusqu’à 30 m au-dessus de la surface de l’eau, et la côte est ciselée de nombreuses criques et baies. Les rochers sont, eux, percés de sortes d’arches formant un accès direct à la mer. Cet endroit est particulièrement populaire auprès des adolescents de Crimée, qui ont donné des noms romanesques à certaines criques tels que « le nid d’amour » ou « la grotte de l’amour ».

Et bien sûr, ce n’est pas tout : à Tarkhankout, vous pourrez admirer les ruines d’une cité antique grecque, les ruines de « Kalos-Limen », une tombe scythe, ainsi qu’un phare de 42 m de haut, construit en 1816 à partir de pierre calcaire d’Inkermann (près de Sébastopol).

Yevpatoria conseils restaurant

Restaurant Djeval, ul. Karaeva - restaurant propret avec une grande terrasse et offrant une succulente cuisine tatare. Le personnel est très sympathique et attentif aux souhaits des clients. Des zones séparées fumeur et non-fumeur ainsi qu’un espace enfant font de ce restaurant un endroit idéal pour les familles pour prendre le repas de midi ou du soir. Fourchette de prix moyenne.
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