Drohobytch, patrie de Bruno Schulz en Galicie orientale

Villes et Régions d’Ukraine


La petite ville de Drohobytch en Galicie est étroitement liée avec le nom de l’écrivain juif polonais Bruno Schulz, et ce bien au-delà des frontières de l’Ukraine. Schulz était surnommé de son vivant déjà le « Kafka polonais », même si nous ne voulons pas évoquer ce grand homme à l’ombre d’autres hommes de lettre. Si son œuvre passe pour originale, ainsi l’est également la ville dans laquelle il vécut ainsi que les gens avec qui il s’entretenait.

La patrie de Bruno Schulz se situe quelque part dans le paysage vallonné de la Galicie, à environ une heure de route de Lviv. On peut y visiter le musée de Bruno Schulz situé au sein de l’université pédagogique, aini que plusieurs synagogues et retrouver l’atmosphère de son livre « les boutiques de cannelle », dans lequel il décrivit Drohobytch de manière inoubliable. L’une des choses à ne pas manquer dans la ville est également la villa Landau. Dans cette villa vécut l’officier protecteur de Schulz pendant la seconde guerre mondiale, qui lui commanda des fresques devenues célèbres.

 

Drohobytch n’est pas seulement connue pour être le lieu de résidence de Bruno Schulz, mais également jusqu’à la Shoah pour la prospérité de sa communauté juive, qui se développa dès le 15e siècle grâce aux mines de sel et au droit de Magdeburg.

Au 18e siècle vécut à Drohobytch le rabbin Yitzhak Hior, qui s’opposa à Sabbataï Tsevi. En 1768 s’installèrent les premiers hassidim dans la ville. Tant et si bien qu’au milieu du 19e siècle cohabitaient de manière pacifique trois communautés religieuses juives : les hassidim, les Mitnagdim et les Maskikim.

C’est également de Drohobytch que vient le célèbre peintre Ephraim Moshe Lilien. Celui-ci était un adepte des cercles sionistes de Galicie, mouvement très actif à Drohobytch. Avant la deuxième guerre mondiale vivaient à Drohobytch 17.000 juifs. A la libération, seuls 400 avaient survécu.
drohobytch, drogobytch, galicie orientale
en haut